Abdoulaye NGOM, jeune docteur depuis avril dernier

Abdoulaye NGOM est docteur en droit depuis avril dernier. Sa thèse, réalisée sous la direction de Daniel GADBIN et soutenue le 25 avril 2017, porte sur "L’OMC et l’accès des pays en développement au marché agricole de l’Union Européenne : entre traitement spécial et différencié et statut particulier de l’agriculture". Nous lui adressons toutes nos félicitations !

Crédit : Pixabay, CC0 Public Domain

Abdoulaye NGOM est docteur en droit depuis avril dernier. Sa thèse, réalisée sous la direction de Daniel GADBIN et soutenue le 25 avril 2017, porte sur L’OMC et l’accès des pays en développement au marché agricole de l’Union Européenne : entre traitement spécial et différencié et statut particulier de l’agriculture.
En voici le résumé : l’adoption par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de mesures de traitement spécial différencié (ci-après TSD) utiles pour promouvoir l’agriculture des pays en voie de développement (ci-après PED) par le commerce agricole a favorisé l’accès des PED au marché rémunérateur de l’UE par des schémas multiples qui ne sont pas encore répartis équitablement entre les PED. Les préférences tarifaires de l’Union européenne accordées aux PED figurent parmi les plus importants instruments de développement commercial utilisés par les pays développés. Cependant, l’effectivité des mesures de TSD reste relative à cause des limites inhérentes à leur contenu influencé par le statut particulier de l’agriculture à l’OMC. L’Union européenne continue de bénéficier d’arrangements spéciaux et pratique un protectionnisme agricole très complexe et très décrié sur le plan externe. Les politiques commerciales, agricoles, sociales, environnementales et sécuritaires en vigueur dans le marché agricole européen neutralisent les efforts consentis par les PED, plus particulièrement les PMA et les pays ACP, pour exploiter les préférences.
L’avenir de l’accès des PED au marché agricole de l’Union européenne est actuellement lié à l’aboutissement incertain des négociations du Cycle Doha sur le TSD et l’agriculture. Les Conférences ministérielles de Bali (décembre 2013) et de Nairobi (décembre 2015) ont permis de mettre sur pied des accords partiels et a minima qui semblent maintenir le déséquilibre subtil entre un TSD peu contraignant et un statut particulier de l’agriculture toujours résistant à l’OMC, sans apporter une solution définitive au statu quo de l’accès des PED aux marchés agricoles des pays développés. Les enjeux et les perspectives de l’accès des PED au marché agricole de l’Union européenne dépendent de la direction que prendront les travaux en cours pour répondre aux questions de développement et de libéralisation agricole dans le cadre d’un vrai cycle de développement.

Le jury était composé :

  • Habib GHERARI, professeur des Universités, Aix Marseille, rapporteur
  • Yves PETIT, professeur des Universités, Université de Lorraine, rapporteur
  • Cécile RAPOPORT, professeure des Universités, Université Rennes 1, examinatrice
  • Daniel GADBIN, professeur émérite, Université Rennes 1, directeur de thèse et examinateur