Aurélien Rissel, nouveau référent laïcité de l'université de Rennes 1

Retrouvez l'interview d'Aurélien Rissel, qui vient d'être nommé fin 2021 référent laïcité de l'université de Rennes 1.
Aurélien Rissel - crédit : Frédéric Obé

Lors du Conseil d'administration du 18 novembre 2021, Aurélien Rissel a été nommé référent laïcité de l'université de Rennes 1. Il est compétent, de par ses enseignements et ses recherches, sur la place du fait religieux dans notre société laïque. Dans le cadre de ses missions, Aurélien Rissel souhaite fournir aux personnels de l'Université qui en feraient la demande une information générale, personnalisée ou circonstanciée sur le principe de laïcité. L'enseignant entame actuellement une phase de diagnostic avant de proposer des actions.

Quel est votre parcours ?

Après des études de droit effectuées à Rennes, j’ai eu la chance de retrouver cette ville pour y exercer en tant que maître de conférences en droit privé et sciences criminelles. Depuis quelques années, mes enseignements et mes recherches s’orientent particulièrement sur la question de l’appréhension juridique du phénomène religieux, et plus largement sur la place du fait religieux dans notre société laïque. J’ai notamment intégré, dès sa création, l’équipe pédagogique du DU « Droit, religions et vie sociale », au sein duquel j’assure le cours « Individus et religions », et j’ai collaboré à plusieurs manifestations scientifiques sur ce passionnant sujet.

Quelles sont vos missions en tant que référent laïcité ? 

Ma mission principale consistera à fournir un appui technique aux agents de l’Université – qu’ils soient titulaires ou non, voire collaborateurs occasionnels – en portant, sur sollicitation, une information générale ou personnalisée sur le principe de laïcité, voire en suggérant des solutions en cas de difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ce principe au sein de l’établissement. Il me faudra donc pour cela tout aussi bien être en mesure de fournir des indications générales sur la laïcité, sa signification, ses implications ou déclinaisons – dont en particulier le devoir de neutralité – que de préconiser des solutions très concrètes, de terrain.

Quels sont vos projets à court et moyen terme ? 

Dans un premier temps, je vais m’atteler à appréhender l’existant, à faire le bilan de ce qui est d’ores et déjà en place et des besoins sur cette question. Ce n’est qu’une fois ce travail de « diagnostic » réalisé que je serai en mesure de proposer des actions à la fois adaptées et efficaces. Néanmoins, j’ai déjà quelques premières idées. Je songe par exemple à la création d’un livret très synthétique, d’un vademecum, relatif à la laïcité dans l’enseignement supérieur, ou encore à la création d’une journée de la laïcité à l’Université, sur le modèle de ce qui se fait dans les écoles. 

Propos recueillis par la Direction de la communication