L'acte coercitif en procédure pénale

La thèse de doctorat de Philippe Collet est publiée aux éditions Panthéon-Assas

L'acte coercitif en procédure pénale

Philippe Collet est maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l'Université de Rennes 1 et membre de l'Institut de l'Ouest : Droit et Europe (UMR CNRS 6262).

Présentation de l'ouvrage
Par essence coercitive, la procédure pénale se compose d'une succession d'actes exécutés par les autorités publiques. Ceux-ci constituent surtout des mesures d'administration judiciaire, des actes de police judiciaire, des actes de poursuite ou d'instruction ou bien des actes juridictionnels. Parmi ces actes hétérogènes, certains se révèlent coercitifs comme la garde à vue, les perquisitions et saisies, les sonorisations et fixations d'images ou la détention provisoire. Ils forment en réalité une notion autonome d'acte coercitif correspondant à la réalité juridique. Son critère principal réside dans la spécificité de son grief : l'atteinte aux libertés individuelles.
Cette notion bénéficie en outre d'un régime propre. Elle obéit à des exigences constitutionnelles, conventionnelles et législatives qui permettent de dépasser les variations de tels actes, comme la légalité, la nécessité et la proportionnalité...
Si l'acte coercitif doit respecter les droits de la défense, il doit encore pouvoir être contesté au moyen d'un recours juridictionnel. Il expose enfin son auteur à une sanction pénale lorsqu'il constitue un abus d'autorité.

Philippe Collet, L'acte coercitif en procédure pénale, Panthéon-Assas, août 2018