NEUTRACLIM

Le projet NEUTRACLIM, porté par Marion Lemoine-Schonne, est lauréat d'un appel à projets de la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires du CNRS.
Visuel projet NEUTRACLIM

Fiche projet

Nom : NEUTRACLIM
Thème :
Interroger la place du captage et stockage du carbone pour relever le défi de la neutralité climatique
Domaine : Analyse interdisciplinaire en droit, SHS et sciences de l’environnement
Organisme financeur : MITI CNRS
Responsable scientifique : Marion Lemoine-Schonne
Durée : de janvier 2021 à décembre 2021

Présentation

Le projet NEUTRACLIM, qui se déroulera en 2021, réunit une équipe interdisciplinaire (droit/sociologie et histoire des sciences/biochimie/écologie/climatologie) et se nourrira des échanges avec les parties prenantes des projets menés (captage et stockage du carbone, valorisation du carbone et séquestration dans les terres agricoles).

Le captage et stockage du carbone est une technique d’ingénierie climatique largement légitimée par les rapports du GIEC qui l’intègrent comme partie de la « solution » pour atteindre la neutralité carbone planétaire. Le projet vise trois techniques : le CCS industriel (Carbon Capture and Storage) consistant à capter le CO2 à son point d’émission (centrales électriques, thermiques, industries) puis à l’injecter dans les réservoirs souterrains on shore ou off shore afin de l’y stocker « durablement », le CCUS (Carbon Capture and Utilization), combinant le CCS à une valorisation du carbone dans le domaine des cleantechs (biocarburants) et le piégeage du carbone dans les sols agricoles par séquestration naturelle (COS).

L’objectif du projet NEUTRACLIM est d’intégrer des approches disciplinaires en droit, sociologie et histoire des sciences, sciences de l’environnement et ingénierie pour évaluer les enjeux, la faisabilité et les risques de ces techniques. Revues de littérature, workshops et échanges avec des parties prenantes conduiront le consortium à définir in fine, de manière interdisciplinaire, les conditions d’une bonne gouvernance de ces techniques, les inscrivant dans une trajectoire de développement durable efficace. Dans ce cadre, que dit le droit et quel est son rôle face à ces technologies climatiques controversées qui soulèvent des dilemmes socio-politiques importants ?